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ROLAND DUBILLARD ET LE COMIQUE

Roland Dubillard, une voix, une présence, un jeu de grâce et de provocation. « Je n’ai pas écrit sur le comique, ce n’est pas la peine, je l’ai fait ». Il n’en paraît pas moins important d’en explorer ses différentes formes ainsi que ses ressorts. Avec de la pudeur, de la tristesse et parfois même une cruauté subtilement amenée, le comique se déploie au gré de ses pièces. Commet détourne-t-il le langage ? Quel regard nous offre-t-il sur la réalité ? pour comprendre le théâtre de Dubillard, il faut sans doute apprécier la notion de comique dans sa dimension drolatique, mais aussi admettre que Roland Dubillard est un poète, et bien un poète comique.

LA CLASSE VIVE

Poétique de l’atelier d’écriture, La Classe vive nous fait entrer de plain-pied dans la fabrique du texte. Disciple de Roland Dubillard, Charlotte escamez a invité son public à écrire dans les écoles, les classes relais, les bibliothèques, etc. La Classe vive nous parle de l’école et des rapports qui existent entre maître et disciple, artiste invité et professeur. Radiographie du territoire, cet essai nous apprend qu’on n’enseigne pas les mots dans un quartier difficile comme en centre ville. L’atelier et ses propositions humanistes s’adressent au plus grand nombre. Partisane d’un élitisme pour tous, Charlotte Escamez, nous suggère qu’il existe des « poètes de sept ans », dès lors que nous confions aux mots le merveilleux pouvoir de nous dire.

Critique de Claire Gondor (revue Europe septembre-octobre 2017, Tristan Tzara)

 

En un peu moins de 300 pages se tisse comme une philosophie de l’atelier d’écriture : ni « grand défouloir ni psychothérapie de groupe sauvage », la classe vive est ce lieu (et ce temps) où se fourbissent les outils de l’écrit. Accompagnement plutôt que délégation, animation plutôt que direction, la dramaturge Charlotte Escamez investit l’atelier comme lieu de liberté. L’animateur, figure bienveillante mais non dénuée d’exigence, fait office de maïeuticien au service de la créativité des participants. 

Entre l’essai et le retour d’expérience, Charlotte Escamez convie le lecteur au cœur de son laboratoire : « on teste, on tente, on expérimente ». La théorie (et principalement la théorie littéraire) que l’auteur cite abondamment, est toujours au service de la praxis et permet à l’animateur une hauteur de vue qui lui évite bien des écueils. « L’atelier est un lieu où l’on fabrique quelque chose. Avec ce qu’il comporte d’artisanal, il confère à l’écriture ce caractère expérimental, en train de se faire, […] une action concrète et non pas seulement […]  une idée ou une pensée ». Laboratoire, ou plutôt coulisses, tant la pratique théâtrale irrigue l’expérience partagée dans cet essai.

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